Journée de solidarité
Publié; le 16 septembre 2016 | snudi FO

Le Ministère persiste à nous imposer cette journée de corvée gratuite en application de la loi 2004-626 du 30/06/2004

Le principe de cette "solidarité" est le suivant : le salarié fournit une journée de travail gratuit, initialement fixé le lundi de Pentecôte, dont le salaire (0,3% de la masse salariale) est versé par l’employeur à la "Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie".
Dans le secteur privé, les richesses crées durant ce jour de travail supplémentaire rentrent directement dans la poche des patrons. Il faut savoir qu’une journée travaillée contribue à créer près de 6 milliards de richesses supplémentaires dans le pays. Ce que reversent les employeurs représente un peu plus de 2 milliards par an. Le calcul est simple, cette journée rapporte aux entreprises plus de 3,5 milliards de bénéfices supplémentaires !
 
Les pouvoirs publics se sont bien gardés de taxer les entreprises de 0,3% du chiffre d’affaire annuel, ce qui aurait correspondu à une journée de création de richesses. C’est bien là de la charité obligatoire, imposée aux seuls salariés et fonctionnaires.
 
Cette loi, encadre cette période de travail supplémentaire : délais à respecter, possibilité de demi-journées fractionnées, consultation des équipes pédagogiques.
La note de service 2005-182 du 7/11/2005 (BOEN n°43 du 24 novembre 2005) précise que :
"Les dates auxquelles les agents seront appelés à effectuer le service lié à la journée de solidarité doivent être fixées avant la fin du 1er trimestre de l’année scolaire en cours". "Pour les enseignants du premier degré, la date de cette journée (le cas échéant fractionnée en deux demi-journées) sera déterminée par l’Inspecteur de l’Education Nationale après consultation du conseil des maîtres".
 
A retenir :

- Il n’est pas obligatoire d’effectuer la journée dite "de solidarité" le lundi de Pentecôte.
- Pour les personnels à temps partiel, la durée est calculée au prorata du temps de travail partiel habituel.
- La date de cette journée (ou deux demi-journées) est fixées par l’IEN après consultation du conseil des maîtres.

Pour FO, parce que tout travail mérite salaire, parce que le travail forcé est interdit depuis la Révolution et par différents traités internationaux, cette journée de travail obligatoire non rémunérée doit être abrogée !
 
Les enseignants font déjà plus que leur part de la journée dite de solidarité !
HALTE au travail gratuit !

cale




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